Les cultures de l’hévéa et du palmier, piliers durables du Littoral et du Sud
Hévéa et Palmier à huile : La double force agro-industrielle des régions du Littoral et du Sud
Comment HEVECAM et SAFACAM transforment le latex et le palmier au Cameroun tout en assurant le développement des communautés locales.
Si le Cameroun brille par ses fruits, ses industries de l’hévéa (caoutchouc naturel) et de l’huile de palme constituent de véritables moteurs de développement pour les régions méridionales et côtières. Deux membres éminents de l’UPAC, HEVECAM (Vice-Président de l’Union) et SAFACAM, partagent une longue histoire industrielle ancrée dans la transformation locale de ces matières premières.
Créée en 1975, Hévéa du Cameroun (HEVECAM) gère d’immenses concessions totalisant plus de 52 000 hectares dans le département de l’Océan (Sud), principalement à Niété, son siège social, mais aussi à Lokoundjé et Mbébé. Spécialisée dans la production de caoutchouc naturel destiné à l’exportation, l’entreprise s’appuie sur plus de 5 000 employés et fait vivre indirectement près de 13 000 personnes dans la région. Sa complémentarité avec la CDC (qui cultive plus de 22 000 hectares d’hévéa) fait de cette filière un pilier macroéconomique indéniable.
De son côté, la SAFACAM, basée à Dizangue (Littoral) depuis la fin du 19ème siècle, démontre une agilité historique remarquable. Après avoir débuté exclusivement par le caoutchouc, elle a su diversifier ses activités dès les années 1970 au profit du palmier à huile, qui représente aujourd’hui 70 % de son chiffre d’affaires. Consciente du déficit national en huile de palme, la SAFACAM modernise et rajeunit ses 9 729 hectares de production pour optimiser les rendements tout en respectant l’écosystème environnant. Ce modèle d’agro-industrie intégrée et responsable est précisément ce que l’UPAC s’efforce de valoriser auprès de ses partenaires gouvernementaux.

